IDEL : Se former pour gérer les situations d’agressivité quotidiennes5 min read

Reading Time: 4 minutes

Incivilités, menaces, insultes, violences… Avec 25 414 faits déclarés à l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) en 2018, l’agressivité et la violence des patients et/ou de leur entourage posent problème dans les établissements de santé.

Les métiers du domaine médical sont des professions où l’angoisse, la tension et l’émotion sont toujours très présentes et aboutissent, parfois, à des actes de violence. Ces actes génèrent bien souvent une grande incompréhension et parfois de vraies difficultés chez les professionnels de santé, dont la mission consiste précisément à venir en aide aux patients et à leurs proches.

Il existe des formations que vous pouvez suivre et qui vous expliquent comment identifier les signes et facteurs susceptibles de déclencher de l’agressivité dans le comportement de vos patients, vous apprendre à gérer et vous défendre face à des situations de violence.

De quels types d’agressivité parle-t-on?

En 2018, L’ONVS a recensé 25 414 atteintes aux personnes et aux biens réparties ainsi :
– atteintes aux personnes
– atteintes aux biens
Sur les 25 414 atteintes, 2000 signalements répertoriaient des atteintes cumulativement, essentiellement des violences accompagnées de dégradations.

Il est surement important de préciser que la majeure partie des atteintes et des menaces ne sont pas signalées par les professionnel(le)s de santé, elles ne peuvent donc pas être référencées par l’OVNS.

 

Les atteintes aux personnes

Les atteintes aux personnes sont comme leur nom l’indique des atteintes portées directement vers le professionnel de santé.
En 2018, en France, plus de 20 000 atteintes aux personnes ont été recensées. Ces violences faites aux personnes représentent 80% de tous les signalements recensés.

Le recensement de ces dernières est divisé en plusieurs catégories de gravité (insultes, menaces d’atteinte à l’intégrité physique, violences physiques, violences
avec arme
).
Comme on peut le constater dans le tableau ci-contre, ce sont les violences physiques les plus importantes. Elles représentent près de 50% de l’ensemble des violences recensées sur l’année.

 

« Gestes déplacés à connotation sexuelle lors d’une toilette. Situation très embarrassante.. Le patient a été recadré à plusieurs reprises mais continue. »

Florentine – Infirmière

Les atteintes aux biens

5 084 signalements d’atteintes aux biens ont été déclarés à l’ONVS. L’augmentation de signalements d’atteintes aux biens est moins sensible que celle des atteintes aux personnes, mais elle n’est tout de même pas négligeable.
Le niveau 1 (dégradations légères, vols sans effraction) domine largement comme tous les ans sur les niveaux 2 (vols avec effraction) et 3 (dégradation de matériel de valeur, incendie, vols à main armée ou en réunion).

5 084 signalements d’atteintes aux biens ont été déclarés à l’ONVS. L’augmentation de signalements d’atteintes aux biens est moins sensible que celle des atteintes aux personnes, mais elle n’est tout de même pas négligeable.
Le niveau 1 (dégradations légères, vols sans effraction) domine largement comme tous les ans sur les niveaux 2 (vols avec effraction) et 3 (dégradation de matériel de valeur, incendie, vols à main armée ou en réunion).

« Décès d’un patient, famille avertie, arrivée des 3 enfants dans la chambre du patient décédé. Réaction violente, cris, détériorations du matériel. Ils cassent les vitres de la chambre et profèrent des insultes et des menaces à l’encontre de l’équipe. Plainte de l’établissement. »

Unité de soins, pneumologie

Risques pour les professionnels de santé 

Les violences verbales (propos violents, insultes, outrages, menaces physiques, menaces de morts) parfois à répétition, les violences physiques et psychologiques, mais aussi les destructions importantes de biens, ont un impact, non seulement sur les victimes bien évidemment, mais aussi sur les personnes qui en sont les témoins (collègues, personnels des établissements,… ).

Cela se traduit par :

  • un sentiment d’insécurité, de peur parfois extrême sur son lieu de travail
  • des difficultés à retrouver la sérénité qu’il est normalement normal d’avoir dans un lieu de soins ou dans une résidence.
  • un moral de l’équipe soignante atteint par le fait qu’un de leur collègue ait été agressé de façon violente
  • une nette dégradation des conditions de travail

Faire face à l’agressivité pour améliorer sa qualité de vue au travail

Des formations voient le jour pour faire face à cette recrudescence de violence dans les milieux médicaux.

Ces formations ont pour objectif d’aborder des éléments concrets et reliés au contexte dans lequel se trouve les soignants de nos jours. Vous aborderez par exemple :

  • la communication verbale et non-verbale à employer en fonction du degré d’agressivité
  • des techniques de médiation pour restaurer le dialogue et apaiser la situation
  • identifier les situations et les facteurs susceptibles de déclencher de l’agressivité afin de les prévenir et ne pas faire monter les tensions 

    Il est primordial d’arriver à former nos professionnels de santé pour qu’ils sachent faire face à l’agressivité sous toutes ses formes, pour leur bien personnel et pour garder les conditions de travail à un niveau tolérable.

En vous rendant sur le site MaFormationMédicale.fr vous retrouverez toutes les formations sur la « Gestion de l’incivilité et de l’agressivité lors de soins » proposé par notre partenaire Healphi Formation pour l’année 2020.
N’hésitez pas à aller y faire un tour pour découvrir le programme complet!

Aidez-nous!
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *